Des députés français sont préoccupés par la situation socio-politique qui prévaut en Guinée. Ce mardi, à l’assemblée nationale française, un élu a interpellé Jean-Yves Ledrian, ministre des Affaires étrangères et de l’Europe sur la détention d’opposants au 3ème mandat d’Alpha Condé.

Thomas Rudigoz, député de la 1ère circonscription du Rhône et membre de La République en Marche (LREM), au cours de son intervention, a fait mention d’une « cinquantaine de civils tués », pendant les affrontements entre « contestataires » des résultats de la dernière présidentielle et les « forces de l’ordre guinéennes ».

L’élu a ensuite indiqué que suites à ces événements, plusieurs membres de l’opposition et de la société civile font l’objet, de « détentions arbitraires », avant d’affirmer que leurs familles dénoncent « un musèlement des voix dissidentes en Guinée et font valoir leur droit à un procès équitable ».

Face à la situation socio-politique actuelle en Guinée marquée par le déploiement d’un « dispositif sécuritaire inédit en Guinée et des expéditions punitives menées », Thomas se demande « comment la France entend-elle faciliter la libération des opposants politiques et accompagner la Guinée dans ce processus d’apaisement démocratique que le peuple guinéen attend depuis fort longtemps ? ».

Comme pour dire que la France devrait agir en Guinée, ce parlementaire français a aussi rappelé à Jean-Yves Ledrian que le Président Macron avait déclaré, fin novembre, que la « situation en Guinée était grave » et que ce dernier a également « regretté tant la révision constitutionnelle que les irrégularités entourant le scrutin présidentiel. Il a ainsi appelé M. Alpha Condé, réélu dès le premier tour pour un troisième mandat à l’âge de 82 ans, à œuvrer en faveur de la réconciliation de tous les guinéens ».

Députée de la 3ème circonscription du Var, Edith Audibert, a pour sa part, indiqué qu’ils suivent « de près la situation des droits de l’homme » en Guinée, et qu’ils sont préoccupés par les « détentions hors procédures judiciaires et le décès en détention d’un opposant ». Des propos rapportés par nos confrères de visionguinee.

Parmi les opposants incarcérés en prison figurent Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah, Etienne Soropogui et Foniké Mengué du FNDC. Ils sont en détention à la maison centrale de Conakry depuis plusieurs mois.

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