Les enseignants de Kankan ont suivi à la lettre ce lundi, le mot d’ordre de grève lancé le week-end dernier par le Syndicat national de l’éducation (SNE). Du lycée Morifindjan Diabaté, au lycée régional Almamy Samory Touré, en passant par les lycées Marien N’Gouaby et 3 Avril, les écoles primaires Kabada I et II, Korialén et Missiran, les enseignants ont brillé par leur absence.

Mory Konaté, secrétaire régional du syndicat national de l’éducation, revient sur les revendications de leur mouvement.

« Dans le paiement des primes d’incitations, nous avons trouvé de l’injustice, ceux qui sont du côté de l’encadrement ceci ne perçoivent pas, alors cela a donné à réfléchir, le syndicat de l’éducation national s’est retrouvé et on a jugé nécessaire de lancer un boycotte de cours qui va prendre 72 heures, pour voir d’ici là, est ce que l’Etat va agir », a-t-il fait savoir.

Ce responsable syndical dit être satisfait du constat de ce premier jour de boycotte des cours, dans les écoles publiques de Kankan : « A l’heure qu’il fait, le constat est particulièrement satisfaisant et appréciable, c’est un constat qui a réussi parce que tous les enseignants qui sont dans la zone de Kankan ont observé le mot de boycotte de cours ; donc, à l’heure, toutes les écoles de Kankan, ça n’étudie pas. Les enfants sont rentrés pacifiquement à la maison, les enseignants aussi qui étaient venus, ont compris le sens du boycotte des cours, et ils sont rentrés ».

Cette situation de perturbation dans les écoles, empêche les élèves de suivre les cours normalement. Lancinè Fangamou, élève en classe de terminale au lycée Morifindjan Diabaté appelle le président à tendre une oreille attentive à la revendication des enseignants : « Ce matin on est venu, une fois en classe, on a constaté que les professeurs ne sont pas venus. Il y avait une foule dans la cour de l’école. Chaque année c’est comme ça, on en a marre maintenant, nous voulons continuer à étudier à 100%, que le Président de la République nous regarde, et voit le bon côté des choses, les enseignants sont des pères de famille, on doit les écouter ».

Ce lundi, aux dires du secrétaire régional du syndicat national de l’éducation, un préavis de grève sera déposé à qui de droit.

Le bureau national du SNE avait appelé les enseignants à boycotter les cours, suite au déclenchement d’une grève au niveau des universités, par le SNAESURS.

N’Nah NENE