Le Président de la ligue pour les droits et la démocratie en Afrique (LIDDA), Dr Mamady Kaba, dit avoir reçu la visite inopinée de deux hommes « armés » portant des « cagoules », aux environs de 3h, ce lundi 25 janvier. Contacté par la rédaction d’Actujeune, l’ancien président de l’INIDH, dit être « inquiet » pour « sa sécurité » et celle de sa famille.

Revenant sur les circonstances de cette incursion, Mamady Kaba raconte qu’il a été alerté par le bruit de ces individus non identifiés qui tentaient de défoncer la porte.

« J’étais entrain de travailler sur mon livre, Vers 03 du matin, j’ai entendu des bruits. Comme ça persistait, je suis venu à la fenêtre pour regarder à travers les vitres, voir s’il y avait quelque chose dans la cour. Quand j’ai regardé, j’ai vu un homme arrêté il portait une cagoule et avait une arme en main je ne sais pas, comme on était assez éloigné si c’était un fusil de chasse, ou une autre arme je ne sais pas. Je l’ai vu avec une arme arrêté, il regarde dans tous les sens. J’ai cru d’abord que c’était une illusion et puis après je me suis ressaisis j’ai gardé mon calme. Les bruits que j’entendais continuaient toujours vu qu’ils étaient deux dans la cour, et que l’un d’entre eux tentait de défoncer la porte et comme il n’a pas réussi, il est revenu il est passé devant moi je l’ai vu en cagoule, il est parti vers l’autre qui attendait là-bas. Quand il l’a rejoint je les ai vu tournoyer dans la cour, pendant un bon moment, et après ils ont escaladé le mur pour descendre. Quand ils partaient, j’ai entendu le bruit d’une moto ».

Ce défenseur des droits de l’homme affirme que sa famille et lui vivent dans la peur depuis cet incident : « cet acte a révélé à quel point j’étais vulnérable, et à quel point je n’étais à l’abri de rien du tout. Donc cela a suscité en nous un manque de confiance, dans notre propre sécurité nous nous sentons désormais en insécurité ».

« Nous devons naturellement, apprendre à vivre avec cette peur là en attendant que Dieu pourvoie à un dispositif de sécurité qui pourrait nous remettre en confiance », a renchéri le président de la LIDDA.

Aïssatou Djibril