L’Association des victimes du Camp Boiro (AVCB), a animé une conférence de presse ce vendredi, sur le thème “les purges qui décimèrent l’élite guinéenne de 1960 à 1980 et de l’inégalité du tribunal populaire révolutionnaire “. Ces victimes ont appelé les autorités guinéennes à ouvrir le dossier judiciaire sur les arrestations et condamnations perpétrées par le premier régime, pour qu’une fois toute la Guinée se « reconcilie avec elle-même ».

Le secrétaire exécutif de ladite association a, dans sa communication, invité le pouvoir en place à faire du dossier du camp Boiro « une priorité ». Abdoulaye Conté précise : « Nous nous tournons vers les autorités de ce pays, parce que chaque année l’association revient avec une demande : la justice ».

Poursuivant sa communication, le secrétaire exécutif de l’AVCB, a lancé un appel au premier ministre Kassory Fofana et Kiridi Bangoura qui selon lui, « ont eu des parents morts au camp Boiro ainsi que les ministres Boubacar Barry, Baidy Aribot dont les pères sont morts au camp Boiro et le président de la République qui a été condamné à mort par contumace, d’ouvrir le dossier et pour qu’on puisse connaître la vérité dans les exécutions de la purge systématique perpétrée en Guinée de 1959 jusqu’en 1983. Nous voulons la réhabilitation de nos parents. Nous voulons aussi que les charniers soient remis aux familles pour faire le deuil ».

Par ailleurs, Abdoulaye Conté indique qu’il y a encore des fils de victimes « qui pleurent, des mamans qui pleurent. Ouvrons ce dossier une fois pour toute et que la vérité soit dite, que la justice soit faite, pour qu’une fois toute la Guinée se réconcilie avec elle-même ».

Cette association compte organiser une cérémonie de lecture du saint coran au Camp Boiro, le 25 janvier à venir, pour commémorer les victimes « du premier régime ».

Saïdou DIALLO