Dans le décret portant meublement partiel du nouveau gouvernement, lu hier à la télévision mère, Alpha Condé a remplacé le désormais ex ministre des travaux publics, Moustapha Naïté, par Kadiatou Emilie Diaby. Ce remplacement suscite des avis divergents au sein de l’opinion publique. Actujeune.com a fait un tour ce mercredi à Conakry, pour recueillir quelques réactions.

Pour Michael Camara, taximan de profession à Cosa, remplacer Naïté est une « mauvaise idée », car dit-il, Naité « fait bien son travail ».

« Ça été un mauvais choix de le changer. Il (le Président ndlr) devrait le laisser à son poste car Moustapha Naïté maintient son travail et ce sont ces personnes comme ça qui sont bonnes pour le pays, par ce qu’il aide les guinéens. Il est à féliciter, il fait bien son travail. Pour tout guinéen qui reconnaît les bienfaits te dira que le fait de remplacer Naité est une mauvaise idée », a-t-il souligné.

Aboubacar Kanté, rencontré à Enco-5 dans sa boutique, dit être surpris de la nouvelle, et affirme que pour lui, « c’est le seul ministre qui a un peu fait ».

« C’est surprenant pour moi de voir le ministre des travaux publics remplacé, car parmi tant d’autres, c’est le seul ministre qui a un peu fait, même si les travaux ne sont pas achevés, mais les travaux lancés sont visibles. Le fait de le remplacer m’a beaucoup surpris, mais comme la dame qui l’a remplacé a déjà travaillé dans les institutions bancaires et à un peu de relations, peut-être que c’est à cause de cela que le Président l’a choisie pour avoir des prêts au niveau des banques internationales », a-t-il estimé.

Contrairement aux deux premiers intervenants, pour cet autre citoyen, l’ex ministre des TP méritait d’être remplacé : « Moustapha Naité n’est pas un travailleur, il fait semblant de travailler », a coupé court Lancinet Kanté, commerçant domicilié à Lambanyi dans la commune de Ratoma.

Par ailleurs, d’autres estiment que Moustapha Naïté aura un point de chute à travers les prochaines nominations des membres du gouvernement. Toutefois la décision finale revient au chef de l’État.

Ibrahim Kalil Keïta