Le procès portant sur la fermeture des sièges et bureaux de l’UFDG s’est ouvert ce mercredi 20 janvier, au tribunal de première instance de Dixinn. Après l’audience, « l’affaire a été mise en délibéré, et la décision doit être rendue le mercredi 03 février 2021 ».

Maître Salifou Béavogui, tout en affirmant que l’audience s’est très bien passée, revient sur la fermeture des lieux pour préciser qu’« il y a une loi qui réglemente les activités des partis politiques. Et l’article premier de cette charte, indique très bien lorsque les activités d’un parti politique dégénèrent en troubles à l’ordre public, le maire ou le préfet compétent, peuvent faire cesser la dites activité et cette mesure, doit être notifiée au parti politique, dont les activités seraient de nature à troubler l’ordre public ».

Mais pour ce cas-ci, poursuit l’homme en robe noire, « les sièges et bureaux de l’UFDG, ont reçu simplement la visite des hommes en uniformes, aucune notification administrative, ni judiciaire n’a été adressée à l’UFDG. C’est de l’injustice pure et dure, cela n’était jamais arrivé, c’est simplement par la force qu’on est venu occuper les lieux, cela est inacceptable ».

« Nous avons plaidé, et nous pensons avoir persuadé le juge, parce que nous sommes partis, sur la disposition légale de la charte des partis politiques », a-t-il souligné, avant de pointer du doigt, la partie adverse qui selon lui, « n’ayant pas d’argument, avec une fuite en avant, est venue simplement dire que la contestation est sérieuse et que le juge doit se déclarer incompétent au profit de la juridiction de droit commun. c’est une mauvaise interprétation de l’article 850 », rajoute-il.

Les sièges et bureaux de l’UFDG, par la présence massive des forces de l’ordre, sont barricadés depuis trois mois. Empêchant ainsi tout accès des responsables, militants et sympathisants du parti.

Aïssatou Djibril