C’est à travers une déclaration rendue publique ce jeudi 14 janvier 2021, que le Syndicat des professionnels de la Presse Privée de Guinée (SPPG), a exprimé son « indignation », par rapport à la condamnation de trois journalistes de la radio Nostalgie, par le juge Gadiry Diallo, au tribunal de Kaloum,  pour « diffamation et complicité ».

Dans ladite déclaration, les syndicalistes mentionnent que c’est avec « indignation », que le Syndicat des professionnels de la Presse Privée de Guinée a appris ce mercredi 13 janvier 2021 « la décision condamnant des journalistes de la radio Nostalgie Guinée à 2 mois de prison avec sursis et au paiement d’une amende de 500.000 GNF chacun ».

Selon cette structure syndicale des hommes de médias, vu le  contexte dans lequel « nos confrères ont été mis en cause, l’on se rend compte aisément qu’ils étaient dans l’exercice de leur métier. En pareille circonstance, si la personne qui se sent diffamée décide de porter plainte, le juge saisi du dossier doit avoir pour référence, la loi 002 qui dépénalise les délits de presse en République de Guinée. Mais très malheureusement, nous avons été surpris de constater que le juge Abdoul Gadiry DIALLO a plutôt condamné les journalistes cités ci-haut sous l’empire de la loi pénale ».

« Fidèle à l’une de ses principales missions qui consiste à défendre la liberté de la presse », fait remarquer la Secrétaire Djaraye Guirassy, « le Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée, demande à ce que cette décision à la fois liberticide et juridiquement infondée soit purement et simplement rangée dans les tiroirs des couloirs judiciaires. Le SPPG demande à tous les hommes de médias de se mobiliser contre cet acte qui, en réalité, n’est qu’un coup d’essai pour ceux qui veulent museler la presse dans notre pays. Si cette condamnation à la prison avec sursis passe aujourd’hui, ils prononceront demain une peine à la prison ferme ».

Pour marquer sa désapprobation totale à cette décision qu’il a qualifié d’illégale, le SPPG, va mener « une série d’actions qui commencera par un sit-in devant le tribunal de première instance de Kaloum.  Et, si rien n’est fait pour annuler cette faute judiciaire qui devrait pousser celui qui l’a prise à la démission pour sauver l’honneur de la noble profession de magistrat, nous annonceront d’autres actions encore plus énergiques ».

Par la même occasion, le SPPG a réaffirmé son soutien aux journalistes mis en cause dans cette affaire qui sent, selon lui « de la manipulation et tous les autres confrères inquiétés pour avoir mené un travail de journaliste ».

Saïdou DIALLO