Ce mardi, 12 janvier 2021, au quartier Gonia III, le corps en état de décomposition de Mamoudou Keita, âgé d’une soixantaine d’années, a été découvert dans la commune urbaine de N’Zérékoré. La victime avait été déclaré disparue, depuis le 22 décembre 2020.

Sékou Kéita fils du défunt, raconte que son « papa avait laissé la dépense du mardi 22 décembre, jour de sa disparition et avait promis de retrouver son épouse au marché de N’Zérékoré » et après avoir gardé patience jusqu’à tard dans la nuit, Madame Keïta a essayé d’appeler son mari, mais en vain.

« Comme elle n’avait pas mon numéro, elle a appelé mon frère qui est à Siguiri. C’est ce dernier qui m’a appelé le matin pour m’informer que mon père n’a pas passé la nuit à la maison. Directement, j’ai appelé son numéro ; mais, en vain ! On a regroupé la famille et on s’est mis à sa recherche. Nous avons sillonné tous les villages voisins sans le trouver… C’est seulement ce matin que j’ai été informé par les voisins de la découverte de son corps », a-t-il expliqué.

Quant au maire de la commune urbaine de N’Zérékoré, Moriba Albert Délamou, il affirme que « Quand nous avons été saisis de la disparition de Monsieur Keïta, nous avons fait un communiqué et sa photo que nous avons fait passer dans les médias et même dans toutes les frontières pour demander aux gens de nous informer au cas où ils le verraient… », avant de renchérir avec tristesse : « Mais, aujourd’hui, malheureusement, j’étais au bureau quand le chef du quartier m’a appelé pour m’annoncer qu’ils ont trouvé le corps de M. Mamoudou Keita en état de putréfaction. C’est pourquoi, j’ai appelé le procureur, l’hôpital pour qu’ils viennent voir est-ce que c’est un crime ou pas, avant de remettre le corps à la famille pour l’enterrement ». Des propos recueillis par nos confrères de Guinéematin.

Le défunt était père de famille de 6 enfants, marié à deux femmes.

Aïssatou Djibril