Les conditions de détention dans les prisons guinéennes continuent d’inquiéter plusieurs acteurs de la société. Récemment trois détenus à la maison centrale de Conakry, dont un communiquant de l’UFDG, ont rendu l’âme. Dorah Aboubacar Koïta, responsable de la jeunesse CEDEAO de Guinée, estime que des dispositions doivent être prises par les autorités, pour améliorer les conditions de détention.

« Les prisons sont faites pour éduquer les citoyens qui commettent des actes qui sont contraires à nos lois. C’est très regrettable que des citoyens guinéens emprisonnés meurent dans les geôles », a-t-il précisé.

Selon Dorah Aboubacar, « aucun élément ne peut justifier» la mort des détenus dans les geôles à Conakry. Il indique qu’ils ont suivis les différentes communications qui ont été faites par des politiques, le ministère de la justice, et des parents, mais précise-t-il, « objectivement, il n’y a pas d’éléments qui justifient ces décès ».

Pour le jeune leader, les autorités judiciaires guinéennes, doivent prendre « les dispositions afin d’humaniser les lieux de détention. Ils doivent être davantage humaniser pour que les personnes qui séjournent dans les prisons bénéficient de l’attention, de l’encadrement de la société, du traitement approprié et adapté à leur milieu d’incarcération. Éviter que des personnes emprisonnées arrivent au stade des maladies, il faut anticiper leurs traitements pour éviter que les citoyens meurent dans les prisons. La réforme de l’appareil judiciaire doit toucher profondément les lieux de détention ».

Par ailleurs, l’activiste de la société civile guinéenne demande à l’État d’accepter de libérer les détenus politiques « pour la paix et le dialogue même si cette libération doit être conditionnée, il faut que ces personnes soient libérées pour nous permettre d’amorcer un processus de dialogue dans notre pays parce que, la nécessité est impérieuse. Cela va nous permettre de sauver ce que nous avons en commun qui est la Guinée et ses valeurs ».

Saïdou  DIALLO