Décédé le mercredi 17 décembre en détention, Roger Bamba était membre de la cellule de communication et responsable des jeunes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

A l’annonce de sa mort, une vive polémique autour de son arrestation s’est créée. D’aucuns disent qu’il a été interpellé dans le bureau du secrétaire général du parlement. Réagissant à cette accusation, Dr Mohamed Bérété dit n’avoir connu « Roger Bamba ni d’Adam, ni d’Ève ».

« Je vous annonce que je n’ai jamais connu Roger Bamba, ni physiquement ni en tant que collaborateur, encore moins en tant qu’un activiste politique. Donc, c’est quelqu’un que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve. Alors, le 9 septembre, quatre agents de la police judiciaire sont venus à mon bureau, ils ont demandé à rencontrer le secrétaire général. Je leur ai demandé à quel sujet ? Ils m’ont dit qu’ils ont une convocation à faire valoir à l’administration du parlement concernant un fonctionnaire parlementaire. Je leur ai demandé de quoi s’agit-il ? Ils m’ont dit qu’ils ont une convocation en bonne et due forme à l’adresse de monsieur Roger Bamba fonctionnaire parlementaire. Je leur ai dit que je ne connais pas Roger Bamba et qu’il n’était pas fonctionnaire parlementaire ».

Après s’être renseigné et vu la nature de la plainte sur laquelle c’était indiqué, « subversion et atteinte à la sureté de l’Etat », Mohamed Bérété affirme avoir joint Roger Bamba pour le mettre au parfum de ce qui se passe : « ils vont venir te remettre ta convocation et puis tu prendras tes dispositions pour te rendre. Nous sommes tous des citoyens. Nul n’est au-dessus de la loi, si on est convoqué par les autorités de la police judiciaire, on doit y répondre. Prend tout ton temps en tant que bon citoyen pour aller y répondre ».Pour finir, Mohamed dit avoir plutôt œuvré pour que les droits du défunt soit respectés.

« Quand ils sont sortis de mon bureau, quelques temps après, on est venu me dire que les agents de la police ont interpellé Roger Bamba sous les fromagers, et qu’ils l’ont embarqué dans leur véhicule. J’ai dit non. Parce que ce n’était pas indiqué que ça se passe de cette manière. J’ai pris ma voiture, je suis allé à la police judiciaire pour deux choses : d’abord, constater qu’effectivement Roger Bamba a été amené là-bas et qu’on n’a pas porté atteinte à son intégrité physique et signaler à la police qu’elle n’avait pas besoin de l’interpeller dans l’enceinte du palais du peuple pour le conduire ainsi alors qu’il n’a manifesté aucun refus de répondre à la convocation…». Des propre recueillis par nos confrères de africaguinee.

Félicité Grâce LAMAH