Ce 27 décembre 2020, au Niger, ce sont 7,6 millions d’électeurs qui étaient appelés aux urnes pour élire leur Président de la République, mais aussi les députés. Mahamadou Issoufou, a décidé de ne pas briguer un troisième mandat. Après s’être acquitté de son devoir civique ce dimanche, le chef d’État sortant a qualifié ce rendez-vous électoral de « première alternance démocratique » dans l’histoire du pays.

« Cette élection présidentielle est la première depuis trente ans à laquelle je ne suis pas candidat. C’est donc aujourd’hui un jour spécial pour moi, c’est aussi et surtout un jour spécial pour le Niger qui va connaître pour la première fois de son histoire une alternance démocratique ».

Poursuivant, Mahamadou Issoufou dit espérer que cette première alternance démocratique va permettre au Niger de « consolider son statut de modèle de démocratie en Afrique et dans le monde. Le Niger est un modèle de démocratie parce qu’aussi nous sommes portés d’une ambition, l’ambition de moderniser la politique, l’ambition de détribaliser la politique, l’ambition de faire la politique autour des valeurs et non pas sur des bases identitaires ».

S’agissant de sa décision de ne pas briguer un troisième mandat, il souligne que son pays a besoin « d’institutions démocratiques fortes », tout en se définissant comme un « démocrate dans l’âme », car dit-il ne pas avoir « l’arrogance de penser que je suis un homme providentiel irremplaçable ». Des propos recueillis par nos confrères de aNiamey.com

Une trentaine de candidats se sont présentés pour succéder à Mahamadou Issoufou.

Aïssatou Djibril