Aujourd’hui, nombreux sont ces jeunes étudiants et diplômés sans-emploi, qui ont compris que l’État ne peut pas employer tout le monde à la fois. Beaucoup d’entre eux, dans la ville de Conakry ont choisi le taxi tricycle, pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Ce travail est devenu pour certains, une source génératrice de revenus.

Sultan Mara, est diplômé en concentration des affaires de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Pour lui, l’espoir de la jeunesse guinéenne est « mort ». Pour éviter tout le temps de quemander des gens, il s’est lancé dans la conduite de taxi tricycle.

« Je me suis lancé dans le taxi tricycle pour subvenir à mes besoins,  avec ce travail, ce que je gagne à la fin de mois me suffit largement. Pour un début,  j’ai travaillé pour la société,  et aujourd’hui par la grâce divine, j’ai deux tricyclistes qui m’appartiennent , je conduis moi-même une moto et la seconde, j’ai confiée à une connaissance qui travaille et me donne la recette ».

Etudiant en licence 2 à  l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, Biro Barry consacre ses jours de repos à la conduite de taxi tricycle pour pouvoir faire face à ses besoins.

« Ces tricycles nous aident énormément aujourd’hui. Pour aller à l’Université, je n’ai pas besoin de tendre la main aux parents pour qu’ils me donnent le transport. Mes fournitures scolaires je les achètes à  travers ce que je gagne ici. Les jeunes doivent comprendre que l’État ne peut pas employer tout le monde, mieux vaut sortir chercher toi-même du job pour pouvoir s’en sortir ».

Père de famille, Aboubacar Touré est diplômé en tourisme et hôtellerie. Il y a maintenant quatre ans, qu’il n’a pas trouvé un emploi. Il gagne sa dépense quotidienne dans ce métier de taximan.

« J’ai commencé ce travail il y a maintenant six mois, et aujourd’hui c’est devenu une source de revenu pour moi. Grâce à  ce boulot, je parviens à  subvenir aux besoins  de ma famille, c’est à  travers ça je paye le loyer. Je remercie le tout-puissant et je demande aux jeunes de se battre pour gagner leurs vies dignement. Compter sur quelqu’un n’est pas une solution ».

Ces jeunes disent préférer ce boulot, que de se mettre toujours à accuser l’État d’être la cause de leurs souffrances. Ils invitent la jeunesse à sortir de sa « paresse », et chercher à travailler pour « soi-même ».

Saïdou DIALLO