A l’occasion d’une conférence de presse qu’ils ont animée cet après midi à Conakry, des cadres et militants du parti Bloc Libéral (BL), ont fait une déclaration dans laquelle, ils ont dénoncé et condamné « des pratiques anti-démocratiques », au sein de leur formation politique.

Dès l’entame de la déclaration, le Responsable du bureau national des jeunes du BL, Thierno Boubacar Baldé, a fait remarquer que ces cadres et militants notent « avec regret des dysfonctionnements répétés qui ont entravé le fonctionnement interne du parti ».

Parlant desdits dysfonctionnements, Boubacar Baldé égraine « la violation des statuts et règlements intérieur du parti, l’ethno-stratégie érigée en système de gouvernance interne, la volonté d’exclusion d’une certaine catégorie de personnes au profit d’autres, des prises de décisions téléguidées,… »

Rappelant le congrès organisé par le Bloc Libéral les 30 et 31 août 2020, qui a été finalement annulé par Dr Faya Millimouno pour motif « obstacles d’organiser un congrès réussi », ce responsable du bureau national des jeunes affirme que malgré cela « le Président (Dr Faya Millimouno ndlr) dont l’agenda était d’exclure toutes les personnes pouvant s’opposer à ses prises de décisions unilatérales, a décidé d’ignorer ces avis pertinents pour dérouler son calendrier ».

Dans la logique de faire reprendre le congrès, poursuit Baldé, « le Président a révoqué des raisons dont lui-même en est le principal responsable notamment : les fraudes liées au vote par SMS non prévu par le bureau exécutif, alors que la décision a été prise par lui-même à 30 minutes du début du vote. Le manque d’information des congressistes alors qu’un fond de 30 000 GNF a été alloué pour les frais de connexion par structure et le rapport financier témoigne que tous les concernés ont reçu cette somme avant le congrès ».

Aux dires des signataires, la reprise du congrès projetée par Dr Faya Millimouno « se déroule dans un contexte de tensions internes avec de plus en plus la volonté d’un homme de caporaliser toutes les structures du parti et d’imposer ses hommes ».

Après cette tentative qu’ils estiment « échouée », ces cadres et militants du BL disent avoir noté « les mêmes pratiques qui avaient prévalues à l’organisation du congrès qu’il dit avoir annulé et pire, tout se passe dans une opacité sans précédent notamment : le choix par affinité des personnes qui composent la commission électorale, l’implication active de certains responsables du parti n’appartenant pas à la commission électorale aux travaux de ladite commission en vue de préparer une autre fraude….».

Puis de préciser avoir constaté « l’attitude dictatoriale adoptée par Dr Faya Millimouno et certains de ses acolytes arrivistes pour faire taire toute voix dissonante en prenant des soi-disant décisions ».

« Sur cette attitude anti-démocratique du président du BL. Nous ne serons pas prêts à cautionner cette mascarade digne du scénario Matoto-gâte et nous userons de tous les moyens légaux pour nous opposer à cette imposture qui sape les fondements et les valeurs de notre parti », annoncent-ils.

Saïdou DIALLO