C’est une découverte macabre à laquelle nous avons assisté dans la matinée de ce jeudi 26 novembre 2020 au quartier Sinkèfara 1 dans la commune urbaine de Kankan. La victime est un jeune garçon qui faisait l’objet d’un avis recherche émis par sa famille, il y a de cela 4 jours. Ce mercredi il est retrouvé mort dans un puit du voisinage.

Daye Camara âgé de 4 ans est le premier fils de sa mère, c’est au quatrième jour de sa disparation qu’il a été retrouvé mort dans les profondeurs d’un puit, situé non loin de chez lui. Ibrahima Kalil Camara, son oncle revient sur les circonstances de cette tragédie et lance un appel aux mères.

« Le lundi matin après le petit-déjeuner, tous les enfants qui sont chez nous ici, partent joués  chez nos voisins  à coté de chez nous ici, ce jour-là, tous ses amis sont revenus à la maison mais pas lui. On ne se doutait pas qu’il puisse disparaitre d’un seul coup comme ça. Ce n’est donc qu’à 14heures au moment du déjeuné qu’on a constaté qu’il manquait à l’appel. C’est ainsi qu’on s’est lancé à sa recherche, et c’est ce matin, qui concorde au quatrième jour de sa disparition qu’on l’a retrouvé mort dans un puits. Et je  lance aussi un appel à l’endroit de toutes les  mères, qui passent toute la journée à la maison, il faut bien surveiller les enfants, sinon c’est affreux ».

Affligée par la perte, de son premier fils, la mère de la jeune victime, Aicha Chérif qui attend encore un autre enfant explique : « On m’a appris que mon fils a été retrouvé mort dans un puits. On ne m’a même pas laissé l’occasion de jeter un coup d’œil sur son corps. Je  m’en remets à Dieu et je l’implore pour qu’il ait pitié de son âme, car  il était mon premier fils. Et je  lance aussi un appel à l’endroit de toutes les  mères, qui passent toute la journée à la maison, ils faut bien surveiller les enfants, sinon c’est affreux »

Il faut noter qu’ à Kankan, il est quasi fréquent de remonter des profondeur des puits, des corps sans vie, notamment des enfants. Un fait qui devrait attirer l’attention des autorités locales.

N’nah NENE