Au lendemain de la tenue du double scrutin (présidentiel et législatif), l’opposition burkinabè dénonce une faillite de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), institution en charge de l’organisation des élections. Elle parle de « fraudes » et émet des réserves sur la « crédibilité et sincérité des résultats ».

C’est dans la journée de ce lundi, que des leaders de l’opposition au nombre de sept ont fait une déclaration dans laquelle ils dénoncent des irrégularités et évoquent une faillite de la commission électorale. Pour eux, le scrutin a été émaillé « d’insuffisances et d’irrégularités massives » et de « fraudes ». Cette déclaration est survenue alors que la CENI avait entamé la publication de résultats provisoires partiels issus des dépouillements.

« Tous les observateurs sont unanimes pour dire que la CENI a failli dans l’administration administrative et pratique des élections du 22 novembre 2020. Toute chose qui nous amène à émettre de très fortes réserves sur la sincérité et la crédibilité des résultats. Nous exprimons toute notre consternation quant à la manière dont ces organisations ont été faites », a lu Tahirou Barry, candidat et porte-parole de l’opposition.

Les signataires de la déclaration précisent qu’ils n’accepteront pas « des résultats entachés d’irrégularités ».

« Le caractère massif de ces irrégularités et insuffisances interpellent tous les acteurs habitués à un processus électoral mieux élaboré. En tout état de cause, les signataires de l’accord politique de l’opposition n’accepteront pas des résultats entachés d’irrégularités », préviennent-ils, rapporte RFI.

Treize (13) candidats sont en lice pour la présidentielle au Burkina Fasso, dont le Président sortant, Roch Marck Christian Kaboré.

Le parti au pouvoir se félicite de la tenue du scrutin et espère une victoire dès le premier tour d’une élection qui s’est déroulée dans un contexte

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