A l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée ce vendredi 20 novembre 2020, à Conakry, l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH), dit être préoccupée du « harlcelement judiciaire continue » , contre les opposants au troisième mandat du Président Alpha Condé. Elle a aussi déploré « la lenteur judiciaire » qui caractérise le traitement des dossiers relatifs aux tueries.

Dans un document de trois pages, lu par son Secrétaire général, Souleymane Bah , l’OGDH a d’abord rappelé que la République de Guinée « est partie à la déclaration universelle des droits de l’homme de 1945, au pacte international relatif aux droits civils et politiques, à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples qui consacrent tous que “nul ne doit être inquiété pour ses opinions politiques, philosophiques ou encore religieuss, l’inviolabilité du domicile, du droit de ne pas être arrêté ou détenu arbitrairement, le principe de la présomption d’innocence, du droit à la jouissance d’un procès juste et équitable dans un délai raisonnable” ».

C’est à ce titre que l’Organisation interpelle « le corps judiciaire à travailler en toute impartialité et à veiller au respect des droits des personnes interpellées ainsi que ceux de toutes les personnes arrêtées et détenues actuellement pour des raisons politiques ou d’opinions ».

Après avoir déploré la décision du Tribunal de première instance de Dixinn condamnant, le Directeur exécutif du centre Guinéen pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CPDH), en l’occurrence Saikou Yaya DIALLO, l’OGDH a aussi interpellé l’État guinéen « à garantir les droits et libertés fondamentales des citoyens conformément à ses obligations internationales ». Elle dit également souhaiter « une meilleure implication de la CEDEAO, de l’Union africaine, de l’Union européenne, des États Unis d’Amérique et des Nations Unies, dans la crise politique actuelle, afin d’éviter que le pays ne retombe dans un autre climat de violence susceptible d’engendrer d’autres violations graves des droits de l’homme ».

Saïdou DIALLO