47 individus plus exactement, arrêtés lors des manifestations post électorales qui ont secoué la capitale Conakry et plusieurs villes de la Guinée ont été présenté ce jeudi 29 octobre 2020, par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). 

Le directeur Central de l’institution policière, commissaire Aboubacar Fabou Camara, tout en revenant sur les faits, rappelle que c’est depuis le 14 octobre que des troubles sérieux à l’ordre public et à l’autorité de l’État, ont été constatés.

« Nous avons compris qu’il ne s’agit plus de manifestations politiques mais de cas de crimes. Ce qui nous a poussés à prendre toutes les dispositions. Les premiers groupes qui ont été interpellés ont été conduits au tribunal. Nous avons demandé que cela était nécessaire de continuer les opérations de poursuites des bandits. Ainsi donc le tribunal de première instance de Dixinn, par le juge d’instruction qui est saisi des affaires, nous a délégués pour faire des actes d’instruction sur la base d’une commission rogatoire. C’est en exécution de cette commission rogatoire que toutes ces missions-là ont été menées. Il s’agissait donc de procéder à l’interpellation de toute personne liée à ces infractions qui sont commises, et procéder en toute perquisition, en tout lieu, d’autant plus que ces infractions sont confondues aux manifestations politiques », a-t-il expliqué.

Poursuivant, il affirme ce qui suit: « Aujourd’hui, ces hommes que vous voyez avec des armes que nous exposons ici ont été saisis sur eux, à domicile pour certains. Et ces armes là ont été analysées, elles ont effectivement servi à commettre des crimes », a-t-il déclaré. Propos recueillis chez Médiasguinée.

Plus loin le commissaire Fabou prévient par ces mots « Qu’ils (ces criminels ndlr ) sachent où qu’ils se trouvent, nous allons les traquer, les trouver et les mettre à la disposition des tribunaux », a-t-il conclu.

Aïssatou Djibril