Le directeur de la bibliothèque américaine de l’université Sonfonia, après avoir reçu une visite inopinée de gendarmes, a vu son domicile situé au quartier Wanindara, assiégé pendant une semaine par des « forces de l’ordre », qui y ont érigé un campement.

Le mercredi 21 octobre alors que des heurts opposaient forces de l’ordre et contestataires. Le domicile de Thierno Mamadou Diallo a été la cible de bombes lacrymogènes et de jets de pierres, venant des forces de l’ordre.

« Ils sont arrivés mercredi soir dans les environs de 19h. Nous étions tous assis au salon parce qu’il était dangereux de s’asseoir dehors. Quand nous avons entendu du bruit, nous avons éteint les ampoules. C’est là que nous avons vu des gendarmes qui jetaient des pierres sur les fenêtres de la maison, cassant ainsi les vitres. Certains d’entre eux donnaient des coups à la porte. D’autres ont usé de bombes lacrymogènes avant de quitter les lieux », explique Thierno Mamadou Diallo, rapporté par Visionguinée.

Un autre groupe de gendarmes débarque sur les lieux le lendemain et décide de camper devant le domicile de cet enseignant, qui sera obligé de s’interner avec sa famille pour une semaine : « Du mercredi 21 octobre à 19h jusqu’à ce mercredi 28, nous sommes restés dans la maison, parce que qu’ils ont transformé la devanture en campement. On ne pouvait même pas sortir à la terrasse », a-t-il déclaré.

Thierno Mamadou demande aux autorités de « prendre les dispositions qui s’imposent pour mettre fin aux exactions », tout en confiant que « sa famille est traumatisée par les exactions perpétrées par les agents des forces de sécurité durant ces jours d’internement forcé ».

Ce même mercredi 28 octobre, les militaires qui encerclaient le domicile du leader de l’UFDG depuis plusieurs jours, ont quitté les lieux.

Aïssatou Djibril