À la veille de l’élection présidentielle, une rumeur relative à une éventuelle coupure d’internet en Guinée se répand partout dans la capitale Guinéenne.

Pour rassurer la population, l’autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) à travers son Directeur Général Adjoint, a apporté des précisions, lors d’une interview réalisée par nos confrères d’Africaguinee, ce samedi 17 octobre. Il rassure que l’ARPT a déjà pris des dispositions pour veiller à la continuité des services internet par les opérateurs, le jour du vote.

« Nous avons envoyé des courriers à tous les opérateurs et fournisseurs d’accès à internet, afin qu’ils assurent la continuité des services pendant cette période électorale. Nous avons même cherché des laisser passer pour eux. On a écrit à la CENI qui a mis des laisser passer à notre disposition. Nous les avons donné à tous les opérateurs, parce que personne ne nous dira : c’est parce qu’on était coincé quelques part ou parce qu’on n’a pas pu se mouvoir. C’est des arguments qui ne passeront pas », précise Mamy Diaby, Directeur Général Adjoint de l’ARTP.

Poursuivant, Il rappelle au public que l’ARPT ne fournit pas des service d’internet, tout en précisant le rôle de celui-ci.

« L’ARPT n’est ni exploitant réseau ni un fournisseur d’accès à internet.  Ce qui veut dire elle n’a aucune possibilité de couper l’internet. Tu coupes l’internet que si tu as un équipement. Nous régulons le secteur des télécoms. Nous aidons la population par exemple quand il y a des plaintes sur la qualité de service. Nous faisons respecter les lois et règlements dans les télécommunications dans le pays. D’ailleurs, si un opérateur coupe l’internet on va le sermonner, parce que c’est ça notre rôle, il faut la continuité du trafic », a-t-il rappelé.

Plus loin, il pointe du doigt le comportement de certains citoyens par ces mots : « On ne peut pas couper internet dans un pays. Il faut qu’on arrête de spéculer et qu’on mette la balle à terre. Il faut que les gens arrêtent d’enflammer ce pays », lance-t-il.

Lors du référendum du 22 mars 2020, il y avait eu une perturbation d’internet le jour du scrutin.

Aïssatou Djibril