L’acte s’est produit dans la nuit du jeudi à ce vendredi 9 octobre, aux environs de 1h, au quartier Entag. Des bandits après s’être introduits dans la cours et défoncer la porte pour réclamer de l’argent au couple Keita, ont tiré sur Abou Keita, père de quatre enfants, devant les yeux impuissants de sa femme en état de famille.

Rokia Fofana, désolé veuve, revient sur les faits.

« Je venais de rentrer des toilettes. Soudain, on a entendu des bruits assourdissants. Mon mari m’a appelé pour savoir ce qui se passe. J’ai allumé l’ampoule pour tenter de comprendre. Directement j’ai compris qu’on a reçu de la visite. Je l’ai appelé pour lui dire de se lever que des bandits sont encore revenus. Qu’ils sont même en train de défoncer notre porte. Après, il m’a demandé d’appeler son frère. Le temps pour moi d’appeler ce dernier, les bandits étaient déjà dans notre chambre. Ils avaient même fusillé mon mari. Ils disaient que mon mari travaille pour Moneygram. Qu’il faut qu’il sorte l’argent. J’ai répondu en disant qu’il ne travaille pas du tout. Quand ils ont insisté, je leur ai donné l’argent que j’avais, une somme de 300 mille francs guinéens. Ils ont ensuite pris mon téléphone, les deux téléphones de mon mari, et celui de ma sœur. Je leur ai donné aussi des pagnes au nombre de 25 complets non cousus »,a-t-elle expliqué, dans les propos cités par mosaïqueguinee.

Poursuivant, Rokia a supplié les bandits pour que son mari soit envoyé à l’hôpital mais en vain: « Quand je leur ai demandé de me permettre d’envoyer maintenant mon mari à l’hôpital, ils m’ont contrainte de me calmer ».

Après que sa femme ait été rouée de coups puisqu’elle ne se calmait pas, Abou Keita s’est éteint sans bénéficier d’assistance. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital Donka.

Aïssatou Djibril