Dans un entretien accordé à Rfi et France 24, ce mardi 06 octobre 2020, Alpha Condé remet en cause le travail fait par Amnesty International sur un rapport publié le jeudi 1er octobre 2020 , dans lequel les forces de sécurité sont indexées d’avoir fait usage d’armes à feu à N’Zérékoré, lors du double scrutin législatif et référendaire de mars dernier. Cette organisation avait fait cas d’une cinquantaine de morts. Des faits que le président Condé impute à des gens venus du Libéria et de Kenema (Sierra Leone).

« Je ne prends pas Amnesty International là au sérieux parce que ils font des enquêtes à charge. Vous venez, vous n’interrogé pas le gouvernement pour savoir. Je vous fais remarquer qu’il y a des gens qui étaient habillés avec des gris-gris comme les fétiches en disant “anti-balle” et c’est eux qui ont attaqué le camp de N’Zérékoré. Certains sont actuellement en prison à Kankan et ils ont reconnu. Amnesty fait des rapports unilatéraux, ils ne font pas des enquêtes. S’ils faisaient des enquêtes, ils auraient vu que la plupart des gens qui ont été tués à N’Zérékoré, ont été tués par des gens qui sont venus habillés, qui sont venus de Liberia et de Kenema et qu’on a arrêtés un certain d’entre eux qui sont actuellement jugés. Il y a certains qui n’avaient pas tiré et qui ont été libérés. Ceux qui ont reconnu qu’ils ont tiré sont encore en prison. Je vous ferai remarquer que avant moi, l’organisation Amnesty et autres là ne pouvaient pas avoir accès aux prisons. Aujourd’hui tout le monde est assez prudent, je n’ai jamais mis un journaliste en prison », a déclaré Alpha Condé.

Mohamed Diawara