Le président du parti des démocrates pour l’espoir et la solidarité invité de l’émission les Grandes Gueules de ce mardi 06 octobre 2020, a au cours de son intervention touché un sujet qui suscite depuis des années plusieurs interrogations. Ils s’agit des commenditaires sur la vente des rails en 2007.

Dr Ousmane Kaba, interrogé sur le sujet, estime que les élections présidentielles, ne devaient pas servir de propagande pour salir un quelconque candidat.

« Je crois qu’il y a un problème d’éthique et de déontologie parce que je veux qu’on soit un peu plus morale dans ce pays et qu’on soit logique. Vous êtes président de la République, vous avez fait dix ans. Votre rôle c’est de sanctionner les malversations. Si vous avez des malversations qu’est-ce qui vous a empêché de les sanctionner, d’aller au tribunal pour les juger ? Vous n’attendez pas une élection présidentielle pour utiliser et mal utiliser les résultats d’un audit que vous ne comprenez même pas vous même. C’est moi qui ai fait l’audit, on a jamais pointé le nom de qui que ce soit dedans, en tout cas pas parmi les candidats », explique-t-il.

Qu’en est-il de Sidya et Cellou Dalein 

A la question de savoir qui est mêlé de près ou de loin étant celui qui a mené les audits il y a de cela dix ans, le président du PADES répond :

« En tout cas pas Sidya du tout, Cellou était ministre mais il n’était pas directement impliqué dans ces histoires de rails. Il était ministre des transports, Sidya n’était rien du tout dans le système, c’est pour ça je dis que je ne peux pas me prononcer sur ça. Un, je n’ai pas lu, moi j’ai l’original du document, c’est moi qui ai supervisé les audits, mais en Guinée les gens sont capables de tout,il y a aucune morale. On peut faire du n’importe quoi. Je ne me prononce pas sur ce papier que je n’ai pas lu, que je n’ai pas regardé avec l’original.Faire ça c’est pas sérieux ».

Pour ce leader politique, « on peut être impliqué par passivité, mais les gens les plus impliqués n’ont jamais été inquiétés. Il y en a même aujourd’hui qui travaillent à la présidence de la République, ceux qui étaient directement impliqués » persiste t-il, sans citer de noms.

Mohamed Diawara