Du 30 septembre au 02 octobre dernier, une mission conjointe ONU-UA-CEDEAO a séjourné à Conakry. Dans son agenda, des concertations avec les parties prenantes guinéennes pour la tenue d’une élection présidentielle crédible, transparente et apaisée. 

Certaines incohérences constatées au cours de cette mission de la communauté internationale, fait planer un doute légitime sur sa crédibilité.

Une divergence dans le compte-rendu de sa rencontre avec le FNDC

La cheffe de la mission conjointe ONU-UA-CEDEAO, après une concertation avec le Front National pour la Défense de la Constitution, a laissé entendre devant la Presse guinéenne, que leur délégation a, indiqué aux frontistes que la question du troisième mandat n’était plus d’actualité.

Shirley Ayorkor Botchway puisque c’est d’elle qu’il s’agit, avait déclaré ce vendredi lors d’un point de Presse : « Nous avons dit aux représentants du FNDC qu’à partir du moment où la nouvelle Constitution a été votée, la Cour Constitutionnelle a validé la candidature du président sortant Alpha Condé, le problème de troisième mandat est maintenant derrière nous »

Cette confidence faite par la diplomate ghanéenne sur la rencontre de la mission avec les représentants du FNDC semble ne pas bien tenir. En passant au peigne fin l’enregistrement sonore de ladite rencontre, parvenu à la rédaction d’Actujeune.com, l’on n’entend a aucun niveau de la bande sonore, une quelconque déclaration des émissaires à l’endroit du FNDC, comme ce qu’a confié la cheffe de mission devant les médias. 

Dans l’enregistrement, l’on entend Shirley Ayorkor, après les interventions de Abdourahamane Sanoh et Dr Faya Millimono, indiqué que la mission conjointe a « pris note », avant d’affirmer que cette dernière va « transmettre les messages » des frontistes aux instances appropriées. 

Un planning non respecté ?

Pour mener à bien leur mission, les émissaires de ces organisations internationales avaient établi un planning des différentes rencontres, mis officiellement à la portée des différents acteurs.

Des confidences faites à la rédaction d’Actujeune.com de sources concordantes, précisent que ce planning n’a pas été respecté par la délégation. La mission aurait rencontré plusieurs fois le chef de l’État, dépassant le nombre de fois inscrit dans son chronogramme. Une source nous confie également qu’après les différentes concertations avec les parties prenantes du processus électoral, la mission a tout d’abord rencontré le Président Alpha Condé, avant de faire face à la presse. Ce qui pourrait amener certains à penser qu’elle aurait été influencée dans sa démarche.

Tous ces éléments ne remettent-elle pas en cause la crédibilité de la mission conjointe ONU-UA-CEDEAO en Guinée ? Aux guinéens d’en juger en dernier recours.

Actujeune.com