Les campagnes électorales pour la présidentielle guinéenne ont débuté depuis plus d’une semaine. Mais jusque-là aucun des partis politiques en lice n’a bénéficié d’une escorte de l’Unité Spéciale de Sécurisation des Élections (USSEL), constate-t-on.

Les meetings et autres regroupements des partis politiques engagés dans la course pour Sékhoutoureya se tiennent sans la présence des forces de sécurité. L’illustration la plus éloquente, est le retour renversant pour ses adversaires, de Cellou Dalein Diallo en Guinée. Les candidats, au delà de leurs militants, eux non plus, n’ont bénéficié du moindre agent de sécurité, nous rapportent des responsables des partis en lice. La plupart fait recours aux services des agences de sécurité privées. 

Pourtant le décret portant création, mission, organisation et fonctionnement de l’USSEL, en son article 2, précise certains rôles de l’organe comme suit : «… Assurer la protection des personnes et de leurs biens, assurer la sécurité des lieux de meeting ou de manifestations publiques pendant la campagne électorale, ainsi que des candidats… »

A moins de trois semaines de la tenue du scrutin présidentiel, les partis engagés dans la course continueront-ils à solliciter la voix des guinéens sans aucune disposition préalable prise, pour assurer leur sécurité?

Nos tentatives de joindre le Contrôleur général Ansoumane Camara “Baffoé”, afin d’avoir plus de détails, sont restées vaines.

Actujeune.com