Le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a tenu à apporter des précisions ce vendredi, sur l’affaire opposant le commissaire Aboubacar Fabou Camara et le commandant Mohamed Lamine Simankan à la justice guinéenne. Ces deux responsables de la police font l’objet d’un mandat d’arrêt du tribunal de première instance de Dixinn, suite à leurs refus de comparaître devant le juge, après une plainte de deux membres du FNDC, les accusant de « violences volontaires, atteinte à la vie privée, et destructions des biens ».

Le département dirigé par Albert Damantang Camara, dans une note adressée aux unités et services de police, précise :

« Contrairement aux informations qui circulent sur les sites d’informations, radios et chaînes de télévisions, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, informe les unités et services de Police et de Sécurité en général, que ces deux (2) officiers de police judiciaires continuent d’exercer leurs fonctions dans la plus grande sérénité ».

Poursuivant, il précise qu’il ne s’agit pas d’un mandat d’arrêt mais plutôt : « Ils sont appelés à comparaitre en tant que témoin », et que toutes les dispositions légales sont prises pour le respect des statuts de ces officiers.

« Toutes les dispositions légales sont prises en collaboration avec le Parquet pour le respect scrupuleux de leur statut d’officiers de Police judiciaire bénéficiant des privilèges de juridiction conformément aux dispositions des articles 751 à 758 du code de Procédure Pénale », a-t-il précisé, sans pour autant démentir le mandat d’arrêt.

Aïssatou Djibril