Détenus depuis la fin du mois de décembre 2019, 9 sur 19 proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, ont été remises en liberté par la justice ivoirienne, dans la nuit du mercredi à jeudi 24 septembre 2020.

Ces libérations surviennent alors que la Côte d’Ivoire se prépare à aller à des élections présidentielles en fin octobre, sous des tensions politiques grandissantes, provoquées par la participation d’Alassane Ouattara à cette joute électorale.

Parmi ces détenus libérés, l’on compte trois deputés, dont Soro Kanigui, président du RACI, Louqimane Camara et Soumaïla Yao. Il étaient pour la plupart, poursuivis pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État » et « d’autres libérations devraient suivre », rapportent nos confrères de RFI.

Des informations précisent qu’Alain Lobognon, Soul to Soul, ou Tehfour Koné, tous proches de Guillaume Soro, ainsi que ses deux frères, restent toujours derrière les barreaux.

Malgré le rejet par le Conseil constitutionnel, de sa candidature à l’élection présidentielle ivoirienne, l’ex-chef rebelle et ancien premier ministre ivoirien Guillaume Soro, indique qu’il se maintient dans la course de manière « irrévocable ».

L’opposition de son côté, maintient la pression sur le Président ADO et son régime. Elle appelle à la « désobéissance civile » contre la candidature de ce dernier.

Mohamed Diawara