Après que la préfecture de Koubia ait enregistré zéro admis au BEPC session 2020, une commission avait été mise en place pour examiner les copies et connaître la cause de l’échec des candidats de cette localité.

Au sortir de cette vérification, le préfet de Koubia, accompagné de deux candidats affirme avec certitude que toutes les copies ont été corrigées, tout en citant les notes des candidats dans certaines matières.

« Nous avons commencé par les copies des deux candidats avec lesquels, nous sommes venus et concernant toutes les matières. Ce qui ressort après ce contrôle, est que Koubia n’a pas été écarté de la compétition puisque toutes les copies ont été corrigées. Ensuite prenant les mathématiques, nous avons constaté que presque tous les candidats n’ont eu que 02 sur 20, en physique et chimie aussi la majeure partie n’a eu que 02. Sur les 191 au minimum les 100 ont eu 02 dans ces trois matières. Ils n’ont pas pu s’en sortir également en dictée et questions. Il y a des matières avec lesquelles certains ont eu 15 , 16 mais ces derniers se sont retrouvés avec 02 dans d’autres », explique Mamadou Saidou Bangaya Diallo, préfet de Koubia. Des propos recueillis par Mosaïqueguinee.

Prenant la parole, Mamadou Moustapha Baldé l’un des candidats se dit rassuré et satisfait : « Nous étions très inquiets. Nous pensions que les copies de Koubia n’avaient pas été corrigées et le centre aurait été annulé. Mais non, nous avons vérifié ici. Maintenant, nous sommes rassurés que nos copies ont été corrigées. Nous sommes satisfaits car nous avons vu notre travail et nos propres copies,et cela reflète notre travail », a-t-il déclaré.

Poursuivant, le préfet de Koubia conclu par ces mots : « Les élèves doivent redoubler d’efforts, les enseignants dispensent les cours normalement, les encadreurs se concentrent davantage sur leur travail et la direction préfectorale de l’éducation aussi doit jouer son rôle. L’éducation a régressé à Koubia », a-t-il regretté.

A rappeler que le taux de réussite de cette session du BEPC est de 35,59% selon le MENA. Une statistique qui continue de susciter l’indignation de nombreux acteurs de la société guinéenne, mais aussi des parents d’élèves.

Aïssatou Djibril