Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a tenu une plénière extraordinaire ce mercredi 16 septembre à Conakry, pour annoncer la reprise des manifestations de rue dès le 29 septembre prochain. Au sortir de leur rencontre du jour, l’ancien ministre de la réconciliation nationale, Bah Oury a prédit l’avenir de la Guinée, au lendemain du scrutin du 18 octobre 2020.

Dans sa prise de parole, le Président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG), a tenu à préciser que les membres du front « sont  contre une présidence à vie », mais, précise-t-il : « Nous sommes pour la limitation de mandats parce que, notre histoire a montré que la durée d’un Président qui qu’il soit au pouvoir, ramène le pays en retard et bloque l’évolution de celui-ci et de sa société. C’est pour cela,  depuis 1984 il a été dit qu’il faut limiter la possibilité pour un Président de la République de rester au pouvoir »

Pour cet opposant, lui et ses pairs,  n’ont pas réussi à concrétiser jusqu’à présent cette limitation de mandat et indique-t-il : « M. Alpha Condé a une large responsabilité du fait qu’on a pas réussi à le faire contrairement à d’autres pays qui avancent comme le Ghana »

Le FNDC dans son combat exige l’alternance au pouvoir. Bah Oury justifie cela en ces termes : « C’est parce que la gouvernance vertueuse ne peut pas aller avec une longue durée au pouvoir. Nous manquons de l’essentiel, des routes. La crise scolaire qui est endémique dans ce pays, met les enfants et l’avenir du pays dans une situation catastrophique »

Par ailleurs, Amadou Oury Bah estime qu’il y a d’autres choses fondamentales sur lesquelles « la Guinée a accumulé des crises et des crises qui font que, même après le 18 octobre, quelque soit l’issue qu’il y aura, le pays va exploser dans un cocktail de crise, et la gouvernance au lendemain de cette date, sera une gouvernance qui ne pourra pas ramener la stabilité »

Saïdou DIALLO