Voilà cinq (5) semaines que la seule occasion solennelle retenue pour aborder les grands dossiers de la gouvernance de notre pays et à l’issue desquels des décisions et orientations sont prises, pour la gestion de l’Etat et de la Nation, donc le conseil des ministres, n’a pu se tenir qu’une seule fois. Pendant que le pays est en proie à une crise multiforme sans précédent. 

Voilà que depuis des semaines les guinéens ne savent pas comment leurs dirigeants les gouvernent, quels sont les grands choix du moment et quels impacts ont-ils sur leurs vies. Des dirigeants obnubilés par la candidature pour une troisième mandature de leur chef, aussi celui de l’Etat, lui-même principal architecte et meneur de tout ce qui se trame.

Coutumièrement, ce rendez-vous se tient chaque semaine. Enfin, dans tous les États normaux du monde, ne serait-ce que pour 1 heure de temps, afin d’aborder et définir des approches pour les grandes tâches liées à l’administration et à la gestion de la chose publique. C’est aussi l’occasion pour eux, de décider des prochains choix à faire, pour le bien des guinéens. L’opportunité de leur rendre compte, si cela compte vraiment. 

Le 6 août correspondait au jour de la convention du parti au pouvoir, l’essentiel du gouvernement y compris son chef, était au palais pour le choix épineux de son candidat octogénaire, au prochain battle électoral. 

Le dernier conseil date du 13 août et l’avant dernier s’est tenu le 30 juillet, soit deux semaines auparavant, pendant que le pays est frappé plus que jamais par une forte crise économique aggravée par la pandémie de Covid-19. Le premier ministre, chef du gouvernement est d’ailleurs absent du pays.

Apparemment donc, toutes les urgences cèdent leur place à la priorité absolue du moment, « réélire le président Alpha Condé ».

Le conseil des ministres se tiendra-t-il cette semaine, où les priorités continueront d’être ailleurs? Attendons de voir. C’est la Guinée.

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