Le ministère de la sécurité et de la protection civile dans un communiqué rendu public ce jeudi, s’est montré ferme et engagé contre ce qu’il appelle « la multiplication des manifestations et des regroupements non autorisés ». Le département de Damantang entend sévir et indique que « les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par le Code pénal et le Code de Santé publique » .

Du côté du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) cette sortie du ministère est loin d’être applaudie. Pour les frontistes, ce communiqué dudit ministère n’est qu’une « intimidation » et « une diversion, de deux poids deux mesures ». Ils soutiennent que ce dernier comme tous les autres, ne pourra en aucun cas empêcher les manifestations.

« Les communiqués d’intimidation du Ministère en charge de la Sécurité des promoteurs du troisième mandat contre le peuple de Guinée n’empêcheront plus personne de manifester et de faire des réunions au même titre que les soutiens à l’instauration d’une tyrannie en Guinée… Nul n’est sensé obéir à un ordre sélectif, un communiqué de diversion, de deux poids deux mesures dont le seul objectif est de tenter de faire peur à un peuple prêt à se libérer », lit-on dans une déclaration du FNDC publiée ce soir.

Sans faire de cadeau au patron du département de la sécurité, le front soutient que « Damantang Camara est en train de transformer la police, qui devrait être une institution républicaine, en une véritable troupe repressive contre les opposants à la présidence à vie d’Alpha Condé ».

Ces déclarations interviennent alors que ce jeudi, le Président Alpha Condé a procédé au dépôt des dossiers de sa candidature pour un troisième mandat fortement contesté par l’opposition et certains acteurs de la société civile.

A noter que depuis l’annonce « solennelle » de la candidature d’Alpha, des violences sont enregistrées dans certains quartiers de Conakry. Elles ont causé la mort ce mercredi 02 septembre, d’un jeune de la vingtaine, à Dar-Es-Salam (Ratoma).

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