Suite au coup d’État perpétré au Mali, la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a vite déployé une mission pour une négociation en vue d’un éventuel retour au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keita. Après des longs échanges, les putschistes ont décidé avec les émissaires de la CEDEAO de tourner la page IBK.

La  junte qui s’est emparée du pouvoir au Mali, désormais installée au pouvoir et en quête de légitimité auprès des instances internationales, a souhaité qu’un organe de transition dirigé par un militaire, soit mis en place pour une période de trois ans, selon des sources internes à la junte et à la Cédéao. 

Des propositions qui résultent de 48h de pourparlers entre l’organisation ouest-africaine et les officiers du Conseil national pour le salut du peuple. 

« La junte a affirmé qu’elle souhaite faire une transition de trois ans pour revoir les fondements de l’État malien. Cette transition sera dirigée par un organe présidé par un militaire, qui sera en même temps chef de l’État », indique une source au sein de la délégation ouest-africaine à Bamako. 

Un responsable de la junte l’aurait confirmé et a rajouté que « les trois ans de transition avec un président militaire et un gouvernement en majorité composé de militaires », rapporte Rfi.

Autre annonce majeure ajoute le quotidien français, les militaires du CNSP acceptent que le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta retourne à son domicile. 

« Et s’il souhaite voyager pour des soins, il n’y a pas de problème », a également indiqué la source de la Cédéao.

En ce qui concerne  l’ancien Premier ministre Boubou Cissé, arrêté en même temps que le président Keïta et détenu dans le camp militaire de Kati, dans la banlieue de la capitale, « nous avons obtenu de la junte qu’elle accepte qu’il soit dans une résidence sécurisée à Bamako », a ajouté ce responsable ouest-africain, rapporte la même source.

Saïdou Diallo