Le Président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOCS) a abordé la question liées aux victimes des manifestations politiques, ce lundi, sur les ondes d’Espace FM.

L’activiste au cours de l’entretien, a déploré le fait que jusque-là, la justice guinéenne peine à trouver les coupables des tueries. Pour lui, tant que justice n’est pas rendue, l’État guinéen endosse la responsabilité de ces actes criminels.

« Les Guinéens ont connu tellement de frustrations. Il y a eu tellement de victimes, il y a eu tellement de morts d’hommes. l’État Guinéen, tant qu’il nous présente pas les vrais coupables, reste un État criminel. La justice, incapable d’élucider les morts dans un petit pays comme la Guinée, à peine 12 millions de personnes, c’est qu’il y a une complicité de l’État », dénonce-t-il.

Le président du CNOCS, se dit prêt à participer à toute initiative visant à changer « l’ordre des choses » à condition que celle-ci ne converge pas avec la violence.

« Toute manœuvre de nature à changer l’ordre des choses, j’y adhère, si ce n’est pas sur le terrain de la violence, parce qu’en réalité, ceux dont les parents sont décédés, ceux dont les enfants sont morts, ils vont s’en prendre à qui »
, a-t-il laissé entendre pendant

Puis de poursuivre : « Au même moment, ceux qui ont mené ce combat sont entrain petit à petit de présenter leur candidature. Ces familles sont en deuil »

Abordant la question de la divergence d’opinions, le responsable des organisations de la société civile guinéenne a invité tous les citoyens au respect et surtout à bannir les injures et la violence.


Jacques kamano