Pour minimiser la chaine de contamination communautaire, le gouvernement guinéen opte pour la continuité de l’état d’urgence sanitaire. Trente jours supplémentaires d’attente, allant du 15 août au 15 septembre s’imposent. L’annonce a été faite hier dans une adresse à la Nation du président Alpha Condé.

Dans ses propos, le chef de l’Etat a expressément interpellé les guinéens sur l’impérieuse nécessité de continuer à se soumettre aux exigences de l’état d’urgence sanitaire. Il a également évoqué des regrets dans les attitudes des uns et des autres qu’il dit avoir constatées ces derniers temps.

« …A mon grand regret, je constate que depuis quelques semaines, les efforts de lutte contre le virus se confrontent à un relâchement coupable de ces mêmes mesures. En particulier, le port du masque est négligé par une frange de plus en plus importante de la population. De même, l’installation des barrages filtrants et la surveillance des axes routiers ne parviennent pas à rompre la propagation de l’épidémie à l’Intérieur du pays et plusieurs Préfectures ont déjà enregistré leurs premiers cas de Covid-19. Le mois dernier, j’attirais déjà votre attention sur cette situation préoccupante qui risque d’anéantir tous nos efforts. 

En effet, les observations empiriques confirment malheureusement cette tendance. Du 15 juillet au 15 août, l’indice de positivité est passé de 7,9% à 6,7%. Ce qui est nettement faible et démontre que le virus est en circulation. Cela démontre que malgré les efforts fournis, beaucoup reste à faire ».

Faut-il noter que le président Alpha n’est pas à sa première fois de dénoncer des comportements qu’il juge de nature à compromettre la lutte contre le “virus maudit”. Il avait dans son adresse à la Nation du 15 juillet, déploré le relâchement des mesures barrières et invité les guinéens à plus de responsabilité.