Depuis maintenant trois ans, le département en charge de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, a pris l’initiative de répartir les candidats pêle-mêle dans les centres d’examen. Une décision qui vise à lutter contre la corruption a appris Actujeune, d’une source scolaire, afin d’imposer la “tolérance zéro”.

Si certains approuvent cette décision des autorités éducatives, d’autres la rejettent fermement. C’est le cas de bon nombres de candidats et d’encadreurs d’écoles.

Pour cette session encore, les candidats issus d’une même classe et école, se voient repartis dans des centres d’examen, les uns distants des autres.

Ces répartions sont faites souvent sans tenir compte du positionnement géographique des candidats et des écoles d’origine. Un fait qui attriste plusieurs d’entre-eux. 

« Mon centre se trouve jusqu’à Dubréka ville et je n’ai pas de connaissances là-bas. Avec le transport qui est élévé, je me demande vraiment quoi faire ? », s’interroge Marlyatou Diallo, candidate d’une école de la Cimenterie.

La situation ne contraint pas que les élèves. Ce responsable d’établissement qui s’est confié au micro d’Actujeune.com sous l’anonymat, précise : « C’est tout à fait un problème. Il y a des élèves qui doivent quitter Tondon et Tanènè, pour venir composer à la Cimenterie et jusqu’à Ansoumaniah. Des candidats de Sonfonia retrouvent leur centre à Kipé. C’est très loin pour les candidats à vrai dire. Il faut changer cette méthode ».

En cette période d’état d’urgence sanitaire où le transport a doublé et le risque de contracter la COVID-19 existe, candidats, encadreurs et parents d’élèves se demandent à quel saint se vouer. 

En attendant un changement de décision des autorités en charge de l’Education, les candidats se préparent à braver d’éventuelles difficultés.

Mohamed Diawara