Les fidèles musulmans de la Guinée à l’instar d’autres du monde, ont célébré ce vendredi, la Tabaski ou fête des moutons. A cette occasion et vu l’évolution actuelle de la pandémie, les autorités guinéennes ont autorisé la prière en masse dans les mosquées et autres lieux publics choisis à cet effet. Une pratique qui était interdite depuis plusieurs mois à cause de l’état d’urgence sanitaire due à la pandémie du Covid-19.

Si ce moment d’adoration devait se passer dans le strict respect des mesures sanitaires édictées, comme annoncé par les autorités, le constat en disait tout le contraire dans la capitale guinéenne. Dans la plupart des mosquées et places publiques désignées à cet effet, et où les fidèles se sont retrouvés, les gestes barrières ont été foulés au sol. Absence de kit de lavage des mains, non-respect de la distanciation sociale et non-port des masques et bavettes étaient visibles. De surcroît, d’aucuns se livraient même à des échanges de poignées de mains, comme si le virus avait déjà plié bagages.

Le numéro 1 de l’ANSS, Dr Sakoba Keïta, dans une récente sortie médiatique du côté de Kankan, avait exprimé son inquiétude quant aux comportements des populations vis-à-vis de la pandémie. Il a même prédit une explosion des contaminations au coronavirus, après la fête de Tabaski. Selon lui, cela surviendrait à cause du laxisme des uns et des autres dans le respect des gestes barrières, mais aussi des déplacements que pourront effectuer les citoyens à l’occasion de cette fête.

Face au regain de contaminations au Covid-19, constaté ces dernières semaines dans plusieurs pays du monde, n’est-il pas temps que les populations guinéennes se soumettent au strict respect des gestes barrières ? Cela pourrait endiguer le virus et éviter une deuxième vague de la pandémie.