Au lendemain de la dernière manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), le jeune collégien, Alhassane Barry, âgé de 16 ans a été tué le 21 juillet dernier au quartier Dar es salam, dans la commune de Ratoma. Un gendarme a été pointé du doigt par ses proches.

A la cérémonie de levée du corps du défunt, ce mardi, le coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sanoh a martelé devant ses pairs l’obligation de continuer la lutte jusqu’au bout. Il estime que le combat entamé par le FNDC doit être poursuivi sans relâche jusqu’à la victoire, pour honorer la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie lors des protestations.

« Ces jeunes gens sont des martyrs, ils sont comme tout le peuple victime d’injustice, de la tyrannie, de la boulimie d’un certain nombre d’individus qui veulent s’accrocher au pouvoir contre la volonté du peuple. Je voudrais dire ici à nos collègues du FNDC et surtout à l’ensemble du peuple de Guinée que nous sommes condamnés à poursuivre le combat, ne serait-ce que pour la mémoire de toutes ces personnalités. Nous devons poursuivre le combat jusqu’à la victoire finale pour que justice soit rendue à tous ceux qu’on est en train de faire pleurer aujourd’hui du seul fait d’être pacifique », a lancé le coordinateur du FNDC au micro de mosaïqueguinée.

Les frontistes établissent un bilan de 195 personnes tuées lors des manifestations contre le régime actuel et ils pointent du doigt les forces de sécurité et de défense.

Alhassane rejoint sa dernière demeure au cimetière de Bambeto où sont enterrées deux centaines de ces victimes.

Diaby