La mosquée de l’imam Nanfo Isamaila Diaby vient d’être réduite en pièces par des individus. La situation continue de se compliquer pour Ie très controversé religieux qui fait visiblement les frais de son attachement à la prière en langue “n’kô”.

Après sa libération ce lundi matin, par les autorités, Nanfo Ismaila, l’imam au centre d’une controverse pour ses prières publiques en langue “n’ko”, a appris la mauvaise nouvelle de la destruction de sa mosquée.

Selon notre source, des gens sont allés saccager sa mosquée située à Bordeaux, dans la commune urbaine de Kankan, pendant que lui et plusieurs autres religieux de la ville étaient à une réunion d’urgence appelée par les autorités administratives, autour de sa personne.

Sa femme qui dit avoir suivi la scène révèle que ce sont des « maîtres coraniques qui ont attaqué la mosquée »

« Ils sont venus à motos qu’ils ont confiées dans la cour d’un certain Youssouf Condé. (…) Ils ont attaqué la mosquée, cassé notre véhicule et promis de revenir la nuit incendier notre habitation », des propos recueillis par le quotidien Mediaguinée.

Au terme de la réunion d’urgence de ce lundi, les autorités administratives ont interdit à l’imam Diaby, d’officier publiquement la prière en langue “N’ko”, nous a confié notre source basée à Kankan. 

L’islamologue et théologien avait été arrêté ce samedi 11 juillet et conduit au commissariat central de la ville. Plusieurs de ses partisans s’étaient mobilisés devant la résidence du préfet, pour exiger sa libération. Ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène, par les forces de l’ordre.

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