Ce « sacre » si l’on peut l’appeler ainsi, émane de la volonté de la majorité des députés à l’assemblée nationale nous apprend-on. Une majorité contrôlée par le parti du président tchadien, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) qui lui a accordé, à l’occasion d’un vote au parlement, sa voix pour l’élever au rang de Maréchal pour, dit-on, « services rendus à la nation ». 

Le vote s’est effectué vendredi 26 juin. Les députes de l’opposition dénoncent le fait que ce point ne figurait pas à l’ordre du jour. Mais cela n’a pas empêcher leurs homologues de porter le président de la République du grade de général au titre honorifique de maréchal du Tchad. 

Le parti d’Idriss Deby a défendu sur RFI ce choix en ces termes : « C’est une élévation consacrée, prévue dans nos texte. Il n’est pas maréchal dans l’armée, ce n’est pas un grade, c’est une dignité par rapport à tout son parcours. » fait savoir le porte-parole.

L’opposition sans surprise est allée dans une autre direction. Elle n’a pas fait que boycotter cette séance. Plus loin, elle a qualifié cette consécration d’anachronique. Saleh Kebzabo, en est le chef de file ne mâche pas ses mots. « Quand on entend ce titre de maréchal, ça fait sourire, ça ne fait pas rire. Ce n’est pas au goût du jour ni du temps. Quand vous dites maréchal aujourd’hui en Afrique, on pense à Bokassa, on pense à Idi Amine, on pense à Mobutu, personnage loufoque. Mais malheureusement pour nous, le parti au pouvoir démontre que le Tchad est à ce niveau parce que le président Déby, chef des armées, n’a pas besoin d’un autre titre fut-il honorifique. » nous rapporte RFI.

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