Le président de la République Alpha Condé a, aucours d’une intervention récente, évoqué la question d’un dialogue politique inclusif pour la prochaine élection présidentielle, censée se tenir en octobre prochain. Une annonce qui a tout de suite déclenché une vague de réactions au sein de la classe politique guinéenne. 

Du côté de l’Union des Forces Républicaines (UFR), les responsables du parti évoquent une possible participation sous conditions.

«… Les dernières législatives, c’est un parjure. À partir de là, si un quelconque dialogue devrait s’ouvrir, il faudrait que l’on voit comment retirer purement et simplement cette nouvelle constitution qui pose d’ailleurs problème, pour son application parce que nous avons à date trois constitutions qui ont été promulguées… Il faudrait aussi qu’on s’assure que le professeur Alpha Condé ne viendrait pas au prochain scrutin pour s’offrir un troisième mandat. Regardez, tout ce qui s’est passé pour ne pas que ces élections aient lieu, il y a eu plus de 100 morts à date », a exigé Ibrahima Bangoura, deuxième vice-président du parti, chez mosaiqueguinee.com.

Et pour terminer, le cadre du parti n’a pas manqué de prévenir : « si le chef de l’État arrivait à se représenter comme candidat à cette élection, le responsable politique assure que le FNDC usera de tous les moyens légaux pour l’en empêcher ».

Abdoulaye Kaba