Au sein de l’UFR, parti de l’opposition, considéré après les expériences électorales des dix dernières années comme la troisième force politique du pays, des rumeurs persistantes sur des velléités de changement courent. L’objectif serait de remplacer le leader qui dirige le parti politique depuis 20 ans, en l’occurrence le président Sidya Touré.

C’est un document parvenu à notre rédaction de source anonyme, digne de foi, doublé de témoignages recueillis au niveau de certains militants officiants dans l’appareil de décision de la formation politique, qui nous le révèle.

« Sidya Touré est menacé au sein du parti par des jeunes qui exigent un changement » nous apprend-on et « beaucoup d’entre eux aspirent à un nouveau leadership » affirme notre interlocuteur qui nous cite, un certain général de la jeunesse (Badra Koné assurément) qui serait un des piliers importants de la dynamique. Faut-il le préciser, ces derniers mois, le jeune maire de Matam est devenu très silencieux et a quasiment pris ses distances avec l’UFR, au compte duquel parti, il milite avec beaucoup de véhémence contre le pouvoir de Conakry. Cette causticité lui a même valu un séjour carcéral à la prison civile de Coronthie, au cours duquel le jeune militant aurait été lâché par les siens, selon certaines confidences.

Pour revenir à ce mouvement, il se nommerait « Projet Jeunes au pouvoir » et ambitionnerait de proposer une nouvelle offre politique avec une nouvelle génération d’acteurs politiques. Le mouvement va démarrer au sein de l’UFR et des démissions imminentes au sein du parti sont attendues selon notre source. Cette volonté de changement, semble-t-il, s’étendra à plusieurs autres formations politiques dont nous nous réservons le droit, afin de mener à bien nos investigations, de ne pas dévoiler les noms.

Pour l’heure, c’est silence radio du côté des différents protagonistes, certains joints parmi eux ont préféré garder le flou autour de la dynamique.

Ci-dessous In extenso et en exclusivité les documents.

Daraba