Lors de sa sortie ce lundi 18 mai chez les « Grandes gueules », le capitaine Moussa Dadis Camara était attendu pour réagir à l’accusation portée contre lui par le général Sekouba Konaté. L’ancien président de la transition a accusé son ancien meilleur ami et président, d’avoir voulu mettre aux arrêts l’actuel premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Sur le sujet le capitaine Moussa Dadis Camara n’a pas souhaité se prononcer. Il a plutôt voulu mordicus, rappeler ses trois souvenirs de l’ancienne première dame, Maman Henriette Conté, décédée il y a peu.

De fil en aiguille, les animateurs de l’émission ont réussi à faire réagir l’ancien bouillant et fringuant capitaine, au décès du général Nouhou Thiam, chef d’état-major général des armées lors de la transition de 2010, qui a fait suite à son éviction du pouvoir.

Dans ce témoignage, Moussa Dadis Camara s’est voulu sage, humble et reconnaissant envers le ciel.

C’était un devancier quand nous étions à l’université. On a été recrutés ensemble parmi les universitaires (dans l’armée NDR). Il arrivait des moments avant que nous n’intégrions l’armée, où on se frottait et au sein des forces armées on a tissé de très bonnes relations. Quand j’ai appris son décès, j’étais vraiment meurtri. Après tout, ce que l’homme peut faire sur terre c’est le bien. Il faut faire le bien. Son décès m’a dit beaucoup de choses et ça m’a rappelé que l’homme n’est rien. Rien ne sert qu’on se tape la poitrine même quand on a le pouvoir. Après tout on va quitter ce monde ci bas. Il est prématurément décédé. Humainement j’étais très touché.

Le capitaine Moussa Dadis Camara est « forcé à l’exil » peut-on le dire depuis plusieurs années. Soupçonné d’avoir été le principal instigateur des crimes du 28 septembre, son retour pourtant sollicité au pays, peine à être une réalité.

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