La Guinée vient d’enregistrer un dixième cas de décès. La victime était en réanimation au CHU de Donka. Elle a succombé à la maladie dans des conditions vraissemblement épouvantables. Les médecins soignants lui auraient débranché le respirateur artificiel. Joint au téléphone, un très proche de la victime s’est confié à notre rédaction, tout en larme.

Il est venu des États-unis il n’y a pas longtemps. Quand il a ressenti quelques symptômes du Covid-19, il a sillonné plusieurs hôpitaux pour se traiter car il était aussi paludien. Et surtout, il ne voulait vraiment pas aller à Donka. Il est allé à l’hôpital sino-guinéen, ils ont refusé de le prendre et il faisait des crises dans la voiture. On l’a finalement admis à Donka sous une assistance respiratoire. Il a dit aux médecins : je sais que vous êtes en manque de respirateur artificiel, mais laissez moi deux jours, le temps que je récupère un peu d’air. Il a vu comment les choses se passaient là-bas. Quand il y a une haute responsabilité qui arrive à l’hôpital, on débranche les gens. Il a dit à son beau-frère : s’il te plaît ne pars pas. Reste, si non dès que tu pars ils vont me débrancher. Il n’y a pas ce qu’il n’a pas fait. Il leur dit, je suis prêt à payer tout. J’ai de l’argent, je peux payer tout ce qu’il faut payer. Hier à 17 heures, ils ont dit au petit de sortir de la salle. A 23 heures la famille a appelé et les médecins ont rapporté qu’il allait très bien, alors qu’il est décédé à 23 heures. Ils ont caché l’information de décès à la famille pendant près de 10 heures

Proche de la victime

Selon ce même proche, la victime était un ingénieur qui avait bénéficié d’une bourse d’étude pour le Maroc en 1999. « Après un stage en France et un moment de travail en Guinée, il est allé s’installer aux États-unis avec sa famille. Puisqu’il tenait beaucoup à son pays, il est rentré pour travailler auprès des entreprises », a-t-il évoqué.

Nous reviendrons plus en profondeur sur cette actualité en faisant réagir l’ANSS.

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