L’économie mondiale connaît une forte récession depuis le début de l’année 2020 en raison de la pandémie provoquée par le Covid-19. Les institutions financières n’y sont naturellement pas épargnées. C’est le cas d’une micro-finance présente en Guinée depuis 2014.

Alors que le travail se célèbre ce vendredi 1er Mai en Guinée et partout ailleurs, la franchise guinéenne du groupe panafricain de micro finance Cofina met en œuvre, à compter de cette même date, ses premières mesures draconiennes pour faire face à la crise.

Les employés de cette maison de crédit sont les premières cibles et en feront les frais. 40% de l’effectif total iront en chômage technique à partir de ce jour 1er mai. « Toutes les entités ont été dégraissées » nous confie une source bien introduite. Les salariés mis en chômage technique « recevront 30% mensuel de leur salaire brut » poursuit-elle.

Le directoire a décidé dans la plupart des services de maintenir seulement le Head et un exécutant pour les tâches quotidiennes. La coupure du crédit téléphonique, elle également, est entrée en vigueur ce 1er mai.

Certaines confidences nous ont été faites en ce qui concerne une volonté antérieure des décideurs au niveau du conseil d’administration, de réduction du personnel. Ce, avant même l’émergence de la crise du Covid-19. La grande direction du groupe reprocherait aux administrateurs en Guinée, d’avoir procédé à un recrutement abusif.

Les employés ciblés auraient été personnellement saisis pour les informer de leur sort. Se résigneront-ils? Cette décision obéit-elle aux normes du droit du travail en Guinée? Les mesures prévues pour les institutions financières dans le plan de riposte économique du gouvernement, n’ont-elle pas fait d’effet?

L’inspection générale du travail, garante du respect des droits des travailleurs, ne doit-elle pas se saisir de ce dossier?

Nous y reviendrons.

Actujeune.com