Le 1er mai est la fête internationale du travail. En Guinée, comme dans beaucoup d’autres pays, cette journée est déclarée fériée, chômée et payée. Pour cette année, elle est célébrée dans un contexte particulier, en raison de la crise sanitaire due au nouveau coronavirus qui sévit dans le pays, et dans près de 180 autres à travers le monde. Mais aussi marquée par les profondes divisions au sein du mouvement social guinéen.

Alors que le pays fait face au Covid-19 et à ses corollaires, le secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), Abdoulaye Sow, joint par notre rédaction évoque les intenables difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs guinéens cette année, a plus d’un titre.

Les conditions de travail avant et pendant le Covid-19 sont très différents. Avec le Covid-19, vous voyez qu’il n’y a plus d’activité. Les gens sont plutôt en télétravail et en travail rotatif. Ce qui fait que les entreprises n’ont plus de chiffres d’affaires. Ils ont des difficultés de tout genre, notamment pour rembourser les crédits au niveau des banques, mais aussi pour assurer les charges d’entreprises », a-t-il mentionné.

Abdoulaye Sow

Abordant la question de la lutte syndicale en Guinée, Abdoulaye Sow déplore une division au sein des forces ouvrières. Ce qui ne reste pas selon lui, sans répercussions sur leur combat. 

Aujourd’hui ce qu’il faut noter, c’est que le mouvement syndical est entièrement divisé. Ce qui fait qu’il est difficile de mener un mouvement d’ensemble. Nous sommes obliger d’aller secteur par secteur. C’est ce qui fait très mal.

Abdoulaye Sow

La fête internationale du travail telle qu’elle est célébrée de nos jours tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXème siècle aux États-unis. Le Samedi 1er mai 1886, à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures a été lancé par les syndicats américains. Une grève qui a fait plusieurs morts, avant l’obtention de gain de cause.

L’an dernier, la célébration du 1er Mai a débouché sur des vifs affrontements entre structures syndicales rivales. Des dommages physiques (cours et blessures) graves avaient été déplorées. Ceci illustre parfaitement cette profonde guerre camaradicide.

Abdoulaye KABA