L’explosion de la pandémie de Covid-19 a poussé le monde à procéder au confinement. La plupart des États applique cette mesure pour endiguer la propagation extrêmement rapide du virus. 

Cette disposition pourrait provoquer sept (7) millions de grossesses non désirées dans les mois à venir, dans plus d’une centaine de pays sous-développés et à faibles revenus, selon des prévisions publiées par le Fonds des Nations Unies pour les populations (UNFPA) ce mardi 28 avril.

Le manque d’accès à la contraception, est la raison citée et elle va exposer quelques 47 millions de femmes dans le monde. Chaque prolongation trimestrielle du confinement, met en jeu le destin de 15 millions de femmes supplémentaires, selon les mêmes prédictions.

L’institution onusienne en charge de la santé sexuelle et reproductive s’exprimait sur la question en ces quelques lignes.

Dans 114 pays à revenu faible et intermédiaire, 47 millions de femmes seraient dans l’impossibilité d’accéder à des méthodes de contraception modernes et on prévoit 7 millions de grossesses non désirées si les mesures de confinement se prolongent pendant 6 mois avec des interruptions significatives des services de santé

UNFPA

Pour terminer, l’attention des décideurs a été attirée sur un autre sujet très épineux de nos sociétés, les violences basées sur le genre. Elles connaîtront une forte augmentation qui exposera plusieurs autres millions de femmes.

Si le confinement se poursuit pendant au moins 6 mois, on pourrait recenser 31 millions de cas supplémentaires de violence basée sur le genre. À chaque période de confinement qui se prolonge de 3 mois, on pourrait dénombrer 15 millions de cas supplémentaires de violence basée sur le genre.

Dr Natalia Kanem

Source: Unfpa.org

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