L’ancien président de l’assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, candidat à la présidentielle d’octobre 2020, vient d’être condamné à 20 ans de prison pour « recel de détournement de deniers publics » et « blanchiment de capitaux »

C’est le tribunal correctionnel d’Abidjan qui l’a condamné au terme d’une audience boycottée par ses avocats, apprend-t-on des médias étrangers.
Vivant actuellement en France, l’ex premier ministre en dépit des 20 ans d’emprisonnement est également appelé à payer une amende de 4,5 milliards de FCFA. Sa maison fait l’objet d’une confiscation, et il est privé de ses droits civiques pour 5 ans. Ce qui ne permet plus à l’homme politique ivoirien d’être candidat aux prochaines élections présidentielles, prévues en octobre.

La semaine dernière, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) a interpellé l’État ivoirien en lui ordonnant de surseoir à l’éxécution du mandat d’arrêt émis contre Soro depuis décembre 2019. Il ressort donc clairement que l’État ivoirien n’a pas pris en compte la requête de l’institution judiciaire.

Un nouveau mandat d’arrêt vient d’être émis à l’encontre de l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Abdoulaye KABA