Eux qui sont au pays ne sont pas non plus épargnés. Les étudiants boursiers (admis dans les institutions publiques d’enseignement supérieur) pour la plupart disséminés dans les institutions d’enseignement de l’intérieur, se plaignent de ne pas être entrés en possession de leur pécule depuis le mois de janvier.

C’est en 2017 que, dans le cadre de la réforme du secteur de l’éducation, l’Etat a décidé de ne plus orienter d’étudiant dans les universités privées. Cette démarche avait pour but de réorienter cette ligne de dépense vers l’investissement dans les infrastructures (construction et réfection), ainsi que l’amélioration des conditions d’études des probables futurs cadres du pays. 

Les étudiants guinéens ne supportent plus le retard du paiement de leurs bourses d’entretien. A date, aucune précision n’est donnée par le ministère du tutelle et les responsables d’universités et d’instituts. 

Les mois de (janvier, février et mars) périodes sont les périodes dues. « Avril tend vers sa fin et jusque là nous n’avons encore rien reçu » s’offusque un étudiant. Une conjoncture rude et difficile à surmonter pour Ben Daouda, étudiant à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia qui lance son cri de coeur. « Vu la situation du pays, les parents ont du mal à s’en sortir et c’est les pécules là qui m’aident à couvrir certains de mes besoins ».

Une situation aggravée par l’instauration de l’Etat d’urgence sanitaire dans le pays. Mariam Ciré vit à l’intérieur du pays, loin de ses parents, ne comptant que sur ses pécules. Elle prie les autorités étatiques à entreprendre des mesures idoines. « Les étudiants en majorité sont loin de leurs maisons familiales. Les uns sont soutenus par leurs parents et les autres n’ont aucun soutien et ne comptent que sur eux même jusqu’à l’arrivée de leurs pécules. Ces pécules ne résoudront pas tous les problèmes mais ils nous permettront de mieux traverser cette période périlleuse jusqu’à la reprise normale des activités.  Au nom du mois saint que le bon Dieu éradique cette pandémie dans le monde entier ». 

Nous avons tenté sans succès de faire réagir les autorités compétentes sur la question. 

La pression du paiement des pécules vient s’ajouter à celle de la reprise des cours dans les universités. Les yeux restent rivés sur les cadres du département de l’enseignement supérieur, en espérant qu’ils réagissent finalement.

Bangaly