Depuis le début de l’hospitalisation des malades du COVID-19 au CHU-Donka, les patients souffrent de la mauvaise qualité des prestations de restauration fournies par l’ONG ALIMA . 

Les repas ne sont pas servis à l’heure d’une part et une fois servis, ils sont indigestes,  avec des portions incongrues d‘autre part.  Ces plats insipides finissent souvent leur course à la poubelle au lieu de servir de nourriture aux patients pour gagner de la force et de l’énergie indispensables à leur système immunitaire pour vaincre le virus.

Les plaintes des patients qui se voient imposées une double peine à savoir :  Celle de la souffrance liée à la maladie et celle de la faim, pour cause de mauvaise nourriture n’ont pas eu d’échos au niveau de ALIMA, dont la seule préoccupation est de tirer le maximum de profit de cette situation de détresse. 

Pour traduire dans les faits son souci mercantiliste, l’ONG ALIMA bloque des bonnes volontés qui ont entendu les plaintes des patients en apportant des plats. Ces plats livrés à temps, sont préparés en tenant compte du respect des conditions d’hygiène et de la nécessité d’un équilibre nutritionnel des menus indispensables à une alimentation saine afin de permettre aux patients d’avoir du tonus pour recouvrer leur santé.

Parmi ces bonnes volontés, figure la Fondation à la Source de la vie.

Cette structure humanitaire qui n‘est pas à sa première action, (premier manographe offert à l’Hôpital Donka en 2004, Une cœlioscopie et une échographie au service de cancérologie de Donka, des couveuses en 2017 au service de cancérologie, deux respirateurs d’oxygène, un électrostimulateur pour les nouveau-nés au centre de néonatalogie de Donka avec rénovation du circuit électrique, la peinture, l’équipement en matelas et draps en 2018) ; s’est vue interdire ce 19 avril l’accès à Donka par Alima pour servir à manger aux patients après une semaine d’activité.

Et pourtant, la fondation avait pris le soin de prendre attache avec les responsables du Centre COVID-19  avant de démarrer ses œuvres. 

A la question de savoir pourquoi cette interdiction, l’ONG Alima répond qu’elle est la seule autorisée à faire de la restauration pour les malades. 

Alors des questions se posent : 

Pourquoi donner l‘exclusivité à une seule structure sans appel d’offres ? 

Pourquoi donner à Alima les prestations de restauration dont la spécialité était le nettoyage des centres de soins durant l’épidémie à virus Ébola ?

Pourquoi fermer la porte aux bonnes volontés qui le font gratuitement et ne sont animées que par le sentiment de venir en aide à ceux qui en ont besoin ?

La réponse à ces questions ne se trouveraient-elles pas dans le corona-business?

A chacun sa propre lecture et sa propre conclusion. 

En attendant, l’ANSS nous doit des explications. 

Habib Marouane Camara, Journaliste.