Entré en vigueur ce samedi 18 avril 2020 sur toute l’étendue du territoire national, le port obligatoire des masques fait parties des mesures additionnelles instaurés par le gouvernement en appui aux gestes barrières pour endiguer la propagation du nouveau Covid. Notre reporter a fait le constat sur quelques artères principales de la ville de Conakry.

Dans l’ensemble les citoyens de Conakry semble obéir à la décision même si quelques arrestations pour désobéissance par les forces de l’ordre ont été constatées. 

Du  rond point de Matoto, en passant par Yimbaya jusqu’au centre ville de Kaloum, presque tout le monde était muni de son masque. Certains passants interrogés à notre micro évoque un choix salutaire du président de la République.

Mahmoud Simakan, appelle les citoyens à être responsables et se protéger contre le coronavirus. « Pour moi même si l’Etat ne demandait pas à tout le monde de porter  obligatoirement les masques, nous-mêmes devons être responsables de nos actes pour nous protéger et protéger nos proches de ce virus. Donc c’est le seul moyen pour l’heure afin d’éviter ce virus».

« Le port des masques est normal, c’est pourquoi chacun doit chercher plusieurs masques. Je préfère dire aux guinéens que c’est le président qui a décidé, mais on ne le fait pas pour le président. Nous le faisons, par ce qu’on doit se protéger et protéger nos proches» affirme Fanta, masque au visage.

Si par ailleurs certains respectent la mesure, d’autres à certains endroits se montrent réfractaires. L’on peut apercevoir quelques citoyens se faire interpeller par les forces de l’ordre, pour non-respect du port des masques.
Interrogé, l’adjudant Camara Ibrahima Sory nous explique comment ses collègues et lui procèdent.

« On a interpellé ces citoyens, pour leur faire respecter les règles sanitaires. C’est une crise mondiale, donc chacun doit porter son masque, malgré assez de temps donné, jusqu’à présent certains refusent de porter leurs masques. Donc ceux qui sont arrêtés seront envoyés à la base pour qu’ils s’acquittent de l’amende, c’est à dire les 30 milles » explique-t-il.

Il est à noter que des instructions fermes ont été données aux forces de l’ordre par leurs hiérarchies, en vue de veiller strictement au respect du port des masques dans la capitale Conakry, déjà durement éprouvée par la maladie.

MHD