Invité chez nos confrères d’espace FM dans l’émission les Grandes Gueules de ce jeudi 9 avril, le chef du gouvernement a abordé beaucoup de questions, notamment celle liée à la diminution du prix du litre à la pompe, qui était souhaitée de tous leur vœux par les guinéens, dans le plan d’urgence de riposte économique au coronavirus.

Pris d’assaut par les questions de ses interlocuteurs journalistes, le premier ministre a laissé entendre ceci: Depuis mon arrivée aux affaires au palais de la colombe, cela fait deux ans, l’Etat guinéen subventionnait le carburant à 150 milliards de francs guinéens par ans.

Notre pays ne produit pas le pétrole. La Côte D’Ivoire est en partie productrice, même avec ça, nous vendons le carburant au plus bas prix dans la sous-région. 

Il révèle ensuite que les contrebandiers profitent de cette diminution du prix des produits pétroliers pour spéculer et aller les revendre plus cher aux pays voisins. Ce qui ferait que la baisse du prix du carburant au marché national ne serait pas un bon ciblage dans le plan de riposte économique.

Il faut convenir que depuis la baisse du prix du baril de pétrole à l’échelle mondiale, la Guinée qui vendait le litre à 10.000fg soit (1 euro) n’a effectué qu’une diminution de 1000fg sur le litre soit un centime d’euro.

Au regard de cette intervention, tout porte à croire que l’Etat guinéen n’accédera pas aux nombreuses sollicitations des citoyens quant à plus d’effort pour une baisse du prix du carburant à la pompe.

Alseny Aly Camara